Mag N°322 octobre 2015


Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas été tendre avec Sarah Endline ! Loin du glamour de « Sex and the City », nous avons emmené cette New-Yorkaise dans l’authentique bouchon lyonnais « Chez Paul ». Ici pas de chichis : on partage la table, les plats et le vin. Communard, défilé de saladiers lyonnais, saucisson au vin rouge, andouillette à la moutarde, crème caramel ou encore pruneaux au vin, rien n’impressionne Sarah !
Elle a rencontré son mari le photographe Jean-Luc Mege chez le plus lyonnais des chefs newyorkais, Daniel Boulud. Aussi, elle connaît bien la France et ses spécialités. Son fromage préféré : l’époisses, qu’elle déguste à la cuillère ! Le pain c’est superflu ! Gastronome mais surtout entrepreneuse, Sarah Endline est à la tête de Sweetriot, une entreprise responsable qui propose de petits bonbons en chocolat bio, issus du commerce équitable. Sa devise : « Changer le monde avec du Chocolat » ! Rien que cela !
En dix ans son entreprise a rencontré un franc succès et est plébiscité par les stars hollywoodiennes qui soutiennent sont initiative. Rencontre avec une américaine sur-vitaminée qui nous prouve que quand on veut, on peut !




 

 

Pouvez-nous en apprendre un peu plus sur votre entreprise Sweetriot?

 

Mon souhait premier était de créer une entreprise responsable qui permet aux employés de s’épanouir. J’ai donc travaillé pour fonder une organisation avec un esprit d’équipe très fort ou chaque employé a des parts dans la société.

Ensuite je me suis concentrée sur le produit. Je voulais un produit de qualité qui toucherait le plus grand nombre. Comme je suis gourmande je me suis tournée vers les bonbons. La plupart d’entre eux sont très sucrés et pleins d’additifs mauvais pour la santé. Le chocolat est un produit naturel, très peu calorique, qui m’a tout de suite attiré. L’idée m’est donc venue d’enrober les graines de cacao de chocolat et d’en faire des petits bonbons !

Mon objectif était de soutenir la communauté. Nous avons donc tissé des partenariats avec des petits producteurs en Colombie. Nos produits sont certifiés commerce équitable, biologique et l’entreprise bénéfice de l’appellation Bcorp. Cette nouvelle certification est une preuve que toute l’entreprise suit une démarche étique et responsable.

 

Comment sélectionnez-vous votre cacao ?

Je ne travaille qu’avec de petites fermes sud-américaines. Je leur fais confiance à 100% ce sont eux les experts. Je ne voulais pas être un cliché : une américaine qui arrive en terrain conquis et qui pense en savoir plus que tout le monde. Nous cherchons à obtenir un cacao de grande qualité sans pour autant tomber dans l’excès en ne sélectionnant que des fèves extrêmement rares. Cela augmenterait trop les prix et je veux que nos produits soient accessibles à tous.

 

Qu’est-ce qui vous séduit en France ?

 A part le fromage (rires) ! J’adore la Provence et la Côte d’Azur. Je fonds pour les champs de lavande et les calanques de Cassis. Et bien sûr, comment ne pas parler de la cuisine. Je suis folle de vos sauces, des entrecôtes, du saucisson, des huîtres. D’ailleurs, à New-York, personne ne sait ouvrir les huîtres, il faut aller au restaurant pour en déguster ! J’aime aussi le fait que l’on s’autorise un bon verre de vin pour le déjeuner. Chez nous le vin est réservé pour le dîner.

 

Comment se déroule une soirée d’halloween traditionnelle à New-York ?

 Tout le monde se déguise et tous les enfants, sans exceptions, vont faire du porte à porte pour réclamer des bonbons. C’est le fameux «Trick or Treat » (un bonbon ou un mauvais tour). Il y a également une grande parade dans les rues de la ville. C’est un événement à ne pas manquer, c’est impressionnant de voir tout ces gens déguisés faire la fête avec les passants. C’est un week-end particulièrement joyeux !

 

Est-ce le même engouement pour Thanksgiving ?

 Thanksgiving est la fête la plus importante aux Etats-Unis. Notre pays est un mélange de cultures et de religions fabuleux. Thanksgiving est une journée où tout le monde oublie ses origines et se réunit pour partager un repas. En général, on passe toute la journée et toute la soirée à table. Cela se passe toujours un jeudi et le vendredi est férié. Ce jour-ci tous les américains mangent la même chose : une (énorme) dinde, des pommes de terres écrasées, des cranberries en sauce et de la tarte à la citrouille pour le dessert !

 

Quelles-sont les tendances culinaires actuelles aux Etats-Unis ?

New-York est une ville très sophistiquée avec de nombreux restaurants gastronomiques. C’est aussi là que les modes se lancent. Aujourd’hui, les consommateurs cherchent des produits plus sains, biologiques et écologiquement responsables. J’espère que ces valeurs résonneront à travers le monde.

 

Dernière question : changez-vous réellement le monde ?

Bien sûr (rire) ! Chocolat par chocolat ! En dix ans nous avons vendus des millions de chocolats et pour moi c’est la preuve qu’à chaque fois le consommateur à fait un choix : celui de manger plus sain et de soutenir la communauté