Grégory Cuilleron, cuisinier chouchou des Lyonnais

Grégory Cuilleron, cuisinier chouchou des Lyonnais

Grégory Cuilleron est, sans l’ombre d’un doute, le chouchou des Lyonnais. Avec son sourire et sa détermination, il a touché les français dans les émissions « Top Chef » ou « Un Dîner Presque Parfait ». Aujourd’hui, il est animateur sur France 5 avec « La Tournées des Popotes », un voyage culinaire aux quatre coins du monde. Rencontre avec un homme d’une grande sympathie.

Avant de se lancer dans la cuisine, Grégory Cuilleron tenait une petite agence de communication. Après s’être fait remarquer sur M6, dans des concours de cuisine, il ouvre son restaurant à Sainte-Foy-Lès-Lyon. Désormais de retour sur le petit écran, le jeune chef nous parle de sa vie lyonnaise.

A quoi ressemble votre vie aujourd’hui ?

Je vis toujours à Lyon, je monte à Paris une à deux fois par semaine, mais ma vie est ici. Je fais du consulting et je m’occupe de l’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. J’aime aussi travailler auprès des enfants dans les collectivités. Et enfin, j’aide mon petit frère qui a un bar à vin en ville. J’aimerais organiser des dîners dans son établissement, l’adrénaline du service me manque de temps en temps.

Pourquoi avez-vous choisit de travailler dans les médias ?

C’est l’opportunité de faire des rencontres, des activités hors du commun. Cela met un peu de piquant dans la vie quotidienne. Ensuite, j’ai une façon de vivre les médias très particulière. Je travaille pour France 5, mais je ne vois jamais personne de la chaîne, c’est un peu à part.

« Grâce » aux médias, par exemple, j’ai pu participer à Fort Boyard. C’était une expérience géniale. J’adore l’émission depuis tout petit et la seule façon de pénétrer, c’est en participant au jeu. J’ai hâte de voir les images parce qu’à mon avis j’ai l’air d’un petit garçon qui découvre un monde fantastique (rires) !

Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’émission « La Tournée des Popotes » ?

Lorsque l’on m’a présenté le concept, j’ai tout de suite accroché. L’émission n’était pas encore vendue à France 5 donc nous avons travaillé sur le projet, puis nous avons démarché plusieurs chaînes.
J’aime travailler dans les médias et particulièrement de cette façon. Nous ne sommes pas figés en plateau, on voyage, on voit du monde. Cela ouvre aussi des portes, la caméra permet d’aller dans des lieux pas toujours accessibles

Avez-vous eu un pays coup de coeur lors de la Tournée des popotes ?

J’en ai eu deux. D’abord le Liban, j’adore leur cuisine et c’était un rêve depuis longtemps. Ensuite l’Islande. Je n’étais à priori pas fan des destinations froides et pourtant j’en ai pris plein les yeux. J’ai assisté à des aurores boréales, c’était magnifique. Ce sont des paysages lunaires, on a l’impression d’être à la création du monde.

Quel-est l’aliment le plus étrange que vous avez dû manger ?

Il y en a tellement… C’est compliqué (rires) ! Cette année c’est le cochon d’Inde. Je n’aime pas trop les rongeurs et une fois dépecé cela ressemble à un gros rat. La peau est épaisse et élastique, il y a peu de viande et la texture n’est pas super. Ils le font frire en entier avec la tête. Ce n’est pas le pire en termes de goût mais psychologiquement c’était compliqué.

L’arrêt de Masterchef après deux épisodes est-il le reflet d’une saturation du public ?

Je pense que la saturation est là. Les émissions de cuisine ont toujours existé et existeront toujours. Mais les concours lassent le public. Les gens connaissent les concepts par coeur et les candidats sont moins spontanés.
Les concours, j’ai été le premier à en faire, je trouve cela très sympa, mais c’est quand même aux antipodes de la cuisine elle-même. La cuisine c’est du partage, de l’échange. Dans les concours les candidats passent leur temps à se faire la guerre. En plus pour Masterchef, la rumeur de sélections truquées n’a pas bien préparé le terrain et les gens n’ont pas accroché.

Si vous deviez inventer votre propre concept d’émission, à quoi ressemblerait-il ?

J’en ai au moins 50 (rires). Deux me viennent à l’esprit. Le premier est de cuisiner les plats favoris des artistes en backstage. Cela leur permettrait de passer des extraits du concert et puis de faire une interview. On parlerait de ce que représente la cuisine pour eux… un petit côté madeleine de Proust.

Le deuxième, c’est d’adapter les émissions « Jaimie at Home » de Jaimie Oliver. C’est un cuisiner que j’adore et le principe de cuisiner les produits d’un jardinier me plaît. J’aime cette approche, cette décontraction en cuisine.

Avez-vous des restos préférés à conseiller aux lyonnais ?

« Le Palégrié » dans le deuxième arrondissement et « le Substrat » à la Croix-Rousse, rue Pailleron. Il n’y a pas longtemps, j’ai mangé à « L’Atelier des Augustins », anciennement Magali et Martin, c’était très bien.

Quel-est votre plat lyonnais fétiche ?

Est ce qu’il est lyonnais… Allé, on va dire que oui : le gratin dauphinois. Sans fromage sinon c’est un gratin savoyard. Pour moi c’est un plat lyonnais !

Propos recueillis par Morgane Landré pour Lyonresto 

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